Héritage culturel et historique des années communistes, l’Albanie est couverte de milliers de bunkers : jusqu’à 750 000 pour 3 millions d’habitants !

Fruit du délire paranoïaque du dirigeant communiste Enver Hoxa qui craignait une invasion depuis la Yougoslavie voisine, le réseau de bunkers s’étend depuis Shkodra, à la frontière du Monténégro, jusqu’à Konispol, tout proche de la Grèce. Des cols de montagnes aux villages les plus reculés en passant par les parcs publics de Tirana, ces constructions sont omniprésentes en Albanie.

Abandonnés depuis la fin du régime communiste en 1991, les bunkers et leurs tunnels sont maintenant recyclés en habitations ou en commerces. Les Albanais les ont parfois transformés en lieux de vie surprenants : cinémas, bars branchés, cabanons de plage, mini-hôtels ou même hôpital comme sur l’île de Sazan.

La jeunesse dorée vient faire la fête dans certains de ces reliquats du communisme. D’autres sont devenus des lieux de mémoire comme le musée dédié aux victimes du communisme. Ce musée a été érigé dans l’abri antiatomique personnel de 1 000m² d’Enver Hoxha. Ce dernier a régné sans partage sur l’Albanie pendant 40 ans.

Outre les portraits des victimes de 50 ans de communisme, on peut également y voir les bureaux des fonctionnaires du régime qui géraient le système d’écoutes généralisé à l’époque.

Aujourd’hui, l’acier de bon nombre de bunkers est récupéré pour alimenter le boom de la construction que connaît actuellement l’Albanie. Petit à petit, ces ultimes vestiges du communisme disparaissent des paysages albanais.

Aller explorer un bunker constituera une étape incontournable de votre séjour, dans les restes de l’Albanie communiste.